R.I.O.B. - Lettre du Réseau N°4 - 1996
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AMÉRIQUE LATINE
COLOMBIE

PROJET CHECUA

Le projet Checua a pour objectif de contrôler l'érosion et de réhabiliter les sols dégradés.
Dans la phase I, le Projet a orienté ses travaux vers la récupération d'une zone située à 80 km au nord de Bogota qui comprend les bassins hydrographiques des fleuves Checua, Sutatausa et Ubaté, et de la Lagune de Cucunuba, à une altitude comprise entre 2 600 et 3 400 m et dont la superficie atteint 60 700 ha.
La phase II, dont la durée sera de 4 ans (1995-1998), a pour but de protéger le bassin de la Lagune de Fuquene, située à 20 km au nord de la zone précédente sur une superficie de 9 000 ha, en construisant des ouvrages pour stabiliser le processus d'érosion.
Autrefois, la population campagnarde utilisait les terres d'une manière inadéquate, et en général exerçait une pression démesurée et néfaste sur les ressources naturelles, avec pour résultat une forte érosion sur la majeure partie de la zone. Mais grâce aux mesures du projet, 17 000 ha du bassin du Checua ont pu être récupérés et, fort de cette expérience,
43 000 ha sont en cours de réhabilitation sur d'autres bassins.
Il a été nécessaire d'intéresser les habitants de la région aux problèmes environnementaux. Pour cela, les communautés rurales furent associées, depuis le début, à la planification et à la mise en application des méthodes de contrôle de l'érosion, de reboisement. 8 000 familles, soit 40 000 personnes, ont ainsi participé au déroulement du projet.
Les importants avantages résultant du projet peuvent être résumés comme suit : augmentation du potentiel agricole des terres, amélioration de l'alimentation de la population, diminution des risques d'inondation dans les parties aval des fleuves, réduction des transports de sédiments, ainsi que des coûts de traitement des eaux pour la consommation humaine.
Diego Bravo Borda
Corporation Autonome Régionale de Cundinamarca
Fax (57-77) 334 8793


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AMÉRIQUE LATINE
CEPAL

La Commission Economique des Nations Unies pour l'Amérique Latine et les Caraïbes a publié des documents qui sont intéressants pour le RIOB : La Lettre Circulaire N° 4 de la CEPAL traite de la participation du secteur privé dans les services publics de l'eau.
La CEPAL annonce qu'elle va concentrer son travail sur la gestion intégrée des ressources en eau au niveau des bassins hydrographiques et l'utilisation des prix dans la gestion des ressources en eau.
Axel Dourojeanni (CEPAL)
Terence R. Lee & Andrei S.
Jouravlev (CEPAL)
Fax : (562) 208 1946/208 0252


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AMÉRIQUE LATINE
BRÉSIL

Le Comité de Bassin de l'Itajaí-Açu

Le Comité Régional pour la Gestion et le Contrôle du Bassin Hydrographique du fleuve Itajaí-Açu va prendre en charge le principal fleuve de cette région de l'Etat de Santa Catarina et de ses affluents.
Sa création a été décidée lors d'une réunion, en Mars 1996, de l'Association Commerciale et Industrielle de Blumenau (ACIB) avec des représentants de l'Etat et des 47 municipalités concernées, visant à trouver des solutions aux problèmes posés par l'entretien de trois barrages avec système d'écrêtement des crues et améliorer la concertation.
Extrait du "Journal
de Santa Catarina"
du 9 mars 1996


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AMÉRIQUE LATINE
COSTA RICA

Bassin du Tempisque

Le bassin du fleuve Tempisque, au nord-ouest du Costa Rica, s'étend sur 5 454 km2, c'est à dire plus de 54 % de la Province de Guanacaste qui compte 190 400 habitants.
Les principaux problèmes rencontrés dans le bassin sont : l'usage incontrôlé des ressources, le manque de planification pour le développement des activités de production, l'utilisation des pesticides et produits agrochimiques qui provoque la pollution, les rejets des sucreries.
La destruction des zones humides, le déboisement et le compactage des sols ou la monoculture entraînent une perte des eaux pluviales et par conséquent une pénurie de la ressource.
En Avril 1993, une commission pour la réhabilitation du fleuve Tempisque s'est créée ; en Septembre 1994, le Ministère des Ressources Naturelles, de l'Energie et des Mines (aujourd'hui MINAE) a décidé de créer une "Unité de gestion" à caractère inter-institutionnel et multidisciplinaire afin de concrétiser une gestion de bassin.
La création du CONSEIL CIVIL DU BASSIN DU TEMPISQUE auquel participent les représentants des municipalités, des entreprises et des ONG, a incité à la reprise des travaux dans le bassin et permettra un suivi permanent du projet de gestion durable.
Des actions seront menées en appui aux projets communaux, surtout dans les zones les plus dégradées et un programme d'éducation environnementale et de formation professionnelle sera mis en oeuvre afin que les collectivités puissent se doter des outils nécessaires de gestion.
L'Unité de gestion a participé à plusieurs projets sur le fleuve Liberia et les torrents Piches et Panteon avec les collectivités du Bas-Tempisque ou pour la gestion des zones humides du district de Balsan.
Mme Maureen Ballestero
Fax : (506) 257 0697


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AMÉRIQUE LATINE
VÉNEZUELA

Contrôle de qualité des eaux du Rio Tuy

Le Ministère de l'Environnement et des Ressources Naturelles Renouvelables, par le biais de l'Autorité Unique du Bassin, a mis au point un Système de Contrôle de la qualité des eaux superficielles du Rio Tuy.
Une première campagne de mesures a commencé en novembre 1995 et a continué jusqu'en avril 1996, avec 25 semaines de travail ininterrompu. 75 échantillons ont été prélevés, avec un total de 1 336 mesures portant sur les solides, la demande chimique en oxygène (DCO) et la demande biochimique en oxygène (DBO). Elle constitue le point de départ d'un système permanent de contrôle basé sur des mesures in situ et des analyses en laboratoire.
Ainsi, le réseau de mesures comporte 9 stations sur les fleuves et concerne des rejets industriels sélectionnés en fonction d'un programme prioritaire d'interventions.
Un équipement multiparamètres permet de mesurer sur le terrain le pH, la conductivité, l'oxygène dissous et la température de l'air et de l'eau et de noter les observations nécessaires à l'interprétation des résultats.
José Gregorio Fernandez
Agence de Bassin du Rio Tuy
Fax : (58-2) 541 0000


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AMÉRIQUE LATINE
PANAMA

Commission Territoriale de l'Eau et de l'Environnement de Bugaba

Le premier organisme de bassin, dénommé Commission Territoriale de l'Eau et de l'Environnement, a été instauré au Panama par le décret municipal du 14 Mai 1996 et ratifié par Manuel Aquiles Caballero, maire de Bugaba et par Milagrosa Ortega, secrétaire exécutif.
C'est un organisme autonome qui dépend de la commune de Bugaba et qui est soutenu par le Ministère de la Santé, l'Institut National de l'Eau Potable et de l'Assainissement, l'Institut National des Ressources Naturelles Renouvelables, le Conseil des Représentants des Communes, le Ministère du Développement Rural et l'Institut des Ressources Hydrauliques et de l'Electricité.
Cette commission sera un exemple pour les autres régions afin qu'elles protègent et réhabilitent leurs écosystèmes aquatiques.
Sur le plan législatif, le décret-loi #35 du 22 Septembre 1996 crée la nouvelle Commission Nationale de l'Eau.
Eduardo Castro
Fax : (507) 77 05 494


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