Située dans un bassin naturellement fermé d'une superficie de 9 600 km2, la ville de Mexico est l'une des plus peuplées au monde avec près de 18 millions d'habitants soit 19,4% de la population mexicaine.
Il est nécessaire d'importer l'eau des bassins voisins pour
satisfaire la demande croissante au prix de pompages avec
1 100 mètres de dénivelé et de transports par conduites sur plus de 120 kilomètres.
Le bassin, fermé jusqu'en 1789, compte actuellement 3 exutoires pour les 46,5 m3/s d'eaux pluviales et usées qui sont utilisées pour l'irrigation de 85.000 ha à 90 km au nord-ouest de la ville. Un de ces exutoires, le Système de Drainage Profond, consiste en un tunnel-émissaire de 50 km de long situé à une profondeur de 110 m à 217 m, et alimenté par un réseau de canalisations de plus de 70 km.
Il est prévu qu'à la fin de l'an 2 000, 4 stations d'épuration (avec une capacité globale de 73,5 m3/s) devront être construites autour de la métropole.
Cette situation fait de la Vallée de Mexico une zone prioritaire en matière de réglementation et de contrôle de la pollution.
Création du Comité de Bassin
Un Accord de Coordination pour la création du Comité de Bassin de la Vallée de Mexico a été signé le 16 Août 1995 entre le gouvernement fédéral, le District Fédéral et les Etats d'Hidalgo, Mexico, Puebla et Tlaxcala.
Ce Comité est un organe de coordination et de concertation entre la Commission Nationale de l'Eau (CNA), les différents niveaux du gouvernement et les usagers, pour garantir l'approvisionnement en eau potable actuel et futur et l'assainissement des Vallées de Mexico et du Tula, créer des réserves en cas d'urgence et assurer le financement des projets grâce à de nouveaux outils de planification : le Programme National Hydraulique 1995-2000 et le Projet de Modernisation de la Gestion de l'Eau.
Sergio Moreno Mejia (CNA)
Fax : (52-5) 650 5798
Les commissions locales de l'eau de la Frontière Nord
Le Programme National Hydraulique (1995-2000) réorganise le secteur de l'eau au Mexique en se basant sur une nouvelle division du territoire en 13 régions de bassin qui regroupent les 37 entités hydrologiques qui composent le pays.
La région de la "Frontière Nord" regroupe, dans ce cadre, des régions hydrologiques "Bravo-Conchos" et "Cuencas Cerradas del Norte". Début 1994, un accord de coordination sur la création du Comité de Bassin du Rio Bravo a été signé entre le gouvernement fédéral et les cinq Etats concernés.
Cette région est la plus vaste du pays avec une superficie de 315 403 km2, ce qui justifie la création des Comités Locaux de l'Eau (CLA) dans chacun des bassins, du Casas Grandes, du Conchos, du San Juan, du Haut-Bravo et du Bas-Bravo.
Ces Comités Locaux de l'Eau seront composés des représentants de tous les usagers du bassin et des représentants des autorités fédérales des Etats et municipalités. Ils auront pour but de concerter des actions visant à une gestion intégrée de la ressource en eau et de renforcer la solidarité financière pour faire face aux problèmes hydrauliques du bassin.
La composition des Comités Locaux de l'Eau de chacun des bassins comprendra par quart des représentants des usagers, du gouvernement fédéral, du gouvernement de l'Etat, et des municipalités.
Une des tâches principales des Comités Locaux de l'Eau sera d'élaborer les plans hydrauliques locaux.
La période d'élaboration des plans hydrauliques locaux pour leur approbation et mise en oeuvre doit être assez longue pour que les études et la concertation soient correctement menées mais suffisamment courte pour que les membres du Comité Local de l'Eau ne se démotivent pas.
Jose Luis Montalvo Espinoza (CNA)
Fax : (52-31) 21 21 62
Afin de satisfaire les demandes alimentaires de la population, l'Etat péruvien vient de réaliser deux projets spéciaux d'irrigation dans le Bassin du Santa afin d'aménager de nouvelles terres : Chinecas (44 420 ha) et Chavimochio (130 553 ha).
Cependant le volume d'eau nécessaire à l'irrigation excède le débit du Santa, en période d'étiage.
Les nouveaux prélèvements risquent d'entraîner une diminution considérable des apports à la mer et de rompre l'équilibre biologique du littoral du port de Chimbote.
Devant ces problèmes, le Gouvernement Péruvien a créé l'Autorité Autonome du Bassin Hydrographique du Santa le 14 Décembre 1994. Elle est chargée de planifier, coordonner et promouvoir des activités de développement et d'utilisation rationnelle des ressources naturelles mais aussi de faire une évaluation et des propositions quant à l'amélioration de la gestion des eaux et des sols et la conservation de l'environnement.
La Charte d'Organisation et de Fonctionnement de l'Autorité Autonome a été approuvée le 29 Mars 1996.
Celle-ci considère que l'aménagement des lagunes dans la partie amont du bassin est une solution alternative permettant une meilleure répartition des ressources entre les projets du bassin. Aussi l'INADE et ELECTROPERU ont fait une évaluation de l'aménagement des 8 lagunes de la Cordillère Blanche, dans le but de retenir un volume d'eau de 227 Mm3 en première phase à des fins énergétiques et agricoles.
Alejandro Alvarado Salas
Autorité Autonome du Bassin Hydrographique Santa
Fax : (51) 312 950
Avec la mise en place de la nouvelle organisation institutionnelle de l'eau et du Conseil National des Ressources en Eau (CNRH), l'Equateur entreprend les réformes légales et institutionnelles pour une gestion intégrée de ses ressources en eau.
Par l'adoption d'une nouvelle Loi sur l'Eau, le Gouvernement entend :
passer d'une planification et de projets hydrauliques locaux et sectoriels à une approche intégrée multisectorielle en prenant le bassin hydrographique comme unité de gestion en accord avec la politique générale de protection de l'environnement,
organiser des Conseils de Bassin, qui seraient des organismes de planification et de coordination régionale et bénéficieraient de la participation des différents acteurs du bassin,
renforcer l'autorité chargée de la protection, du contrôle et des sanctions contre la pollution des eaux usées rejetées dans les rivières,
transférer les fonctions opérationnelles aux organismes régionaux et renforcer leur capacité de gestion commerciale,
réaliser des campagnes de sensibilisation pour susciter une culture d'économie et de protection de la qualité de l'eau,
encourager l'intervention des investisseurs privés pour des usages rationnels des droits d'eau.
Juan Carcelén Falconi (CNRH)
Fax : (593-2) 543 092